Dans sa recherche constante d’expression et de créativité, Sarah Pacini s’associe à Adja, chanteuse, compositrice et créatrice de théâtre belge. Nous l'avons rencontrée à Bruxelles pour échanger sur les liens entre le son, le mouvement et l'expression de soi. Sa musique, empreinte d’authenticité, révèle une quiétude entre les notes – une respiration qui résonne avec notre propre quête d’équilibre et de forme. Ensemble, nous explorons le dialogue intemporel entre l’art, la musique et le style.

SUR LA DÉCOUVERTE DE SA VOIX
Sa musique, entre soul, jazz et R&B, échappe à toute étiquette. Elle oscille entre introspection et espièglerie, entre rythme tellurique et mélodie éthérée. « Mon style a plusieurs facettes », dit-elle en souriant. « Je les appellerais la facette mystérieuse et facette sportive ou humoristique. Le côté mystérieux est celui où j'explore cette fine ligne entre le bohème et le business. Je suis attirée par les pièces qui bougent, qui respirent, les tons terreux, les formes des années 70, les tissus porteurs d'énergie. Je pense que Sarah Pacini crée à partir de ce même espace. Il y a de la douceur, mais aussi de la discipline. C'est poétique, mais clair. C'est cette tension entre la nature et la ville qui me parle vraiment. »

SUR L'INSPIRATION ET LE PROCESSUS
Les chansons d’Adja naissent souvent d’instants suspendus : une marche en forêt, un parfum persistant, un fragment de conversation devenu mélodie. « Je m’inspire des cycles de l'émotion », explique-t-elle. « J'apprécie le fait que les humains aient de nombreuses couches d'émotions, des sentiments souvent paradoxaux qui coexistent. Écrire des chansons, c'est comme si je pouvais distiller ces moments. Le théâtre a également façonné mon processus. Je l'ai étudié enfant, donc je pense en archétypes et en métaphores. Cela m'aide à traduire les grands sentiments en sons. »

« Les vêtements changent ma façon de bouger et de chanter. J’aime les silhouettes amples et superposées – elles offrent de la liberté, tout en reflétant notre monde aux multiples facettes – tout ce qui nous entoure est multifacette et stratifié. Le style ne consiste pas à se cacher ; il s'agit d'amplifier ce que vous ressentez déjà. »

SUR LE STYLE ET LA PRÉSENCE SCÉNIQUE
Adja décrit sa relation avec la mode comme étant à la fois intuitive et intentionnelle. « Les vêtements changent ma façon de bouger et de chanter. J’aime les silhouettes amples et superposées – elles permettent la liberté et soulignent mon amour pour le mystère et l'espièglerie, de cette manière. Le style ne consiste pas à se cacher ; il s'agit d'amplifier ce que vous ressentez déjà. » Elle voit dans sa collaboration avec Sarah Pacini bien plus qu’un échange esthétique.
« Nous explorons comment le son et le design peuvent parler le même langage. Les vêtements portent une charge émotionnelle, tout comme la musique : mouvement, force, subtilité. »

« La collaboration est une forme de dialogue. Il ne s'agit pas de mélanger deux mondes superficiellement ; il s'agit de comprendre où ils se rejoignent. »

SUR LA COLLABORATION ET LA CRÉATIVITÉ
Lorsqu’on l’interroge sur ses partenariats artistiques, Adja répond avec une grande justesse: « La collaboration est une forme de dialogue. Il ne s'agit pas de mélanger deux mondes superficiellement ; il s'agit de comprendre où ils se rejoignent. Je recherche l'authenticité dans chaque échange, que ce soit avec des musiciens, des stylistes ou une marque comme Sarah Pacini. La confiance et la curiosité font naître la créativité. » Cette sincérité définit son travail.

SUR LES VALEURS ET L'ÉQUILIBRE
Trois mots reviennent souvent dans sa bouche : intégrité, générosité, courage. « Je crois qu'il faut montrer toutes les facettes de soi », dit-elle. « Même les moins flatteuses. La vulnérabilité rend l'art humain. » Elle réfléchit à l'équilibre entre son identité personnelle et artistique. « Sur scène, je ne joue pas un rôle ; j'amplifie qui je suis déjà. La performance vous apprend la présence. Vous ne pouvez ni répéter ni corriger. Vous devez faire confiance à l'instant présent. C'est la liberté pour moi, même si, simultanément, c'est un professeur exigeant. »

SUR CE QU'ELLE ESPÈRE TRANSMETTRE
« J'espère que les gens quittent mes concerts en se sentant un peu plus légers ou plus courageux. Je veux qu'ils se sentent inspirés à chanter, à parler, à exprimer ce qui vit en eux. Mieux vaut danser avec ses sentiments que de les faire taire. »

La rencontre entre Adja et Sarah Pacini est celle d'une vision partagée, une rencontre entre deux mondes qui croient en l'expression comme une forme d'art. Sa musique enrichit notre histoire d'émotion et de profondeur, tandis que nos silhouettes lui offrent le rythme visuel qui reflète son son. Dans les deux, il y a du mouvement, de la force et de la grâce. Un dialogue de l'âme et du style, intemporel, sincère et vivant.